VIH-SIDA : les promesses du sélénium
Des biochimistes américains ont observé que « l’augmentation de la quantité de sélénium dans l’organisme permettrait de ralentir la multiplication du virus du SIDA chez un patient séropositif ». Cette découverte pourrait à terme, ouvrir la voie vers de nouveaux traitements.
Le sélénium est un oligo-élément essentiel incorporé dans des protéines que l’on appelle -assez logiquement…- des sélénoprotéines. Présent dans l’organisme sous la forme d’acide aminé rare (la sélénocystéine), il est indispensable à notre métabolisme.
« En stimulant l’expression des sélénoprotéines, il est possible de freiner la réplication du VIH » observe K. Sandeep Prabhu, le principal auteur de ce travail. Ce professeur d’immunologie et de toxicologie moléculaire à l’Université de Pennsylvanie rappelle que « les sélénoprotéines agissent en réduisant le stress causé par une infection. » Partant, elles réduisent la reproduction du virus dans l’organisme.
Le rôle des sélénoprotéines est d’autant plus important qu’une « supplémentation en sélénium (réalisée en laboratoire sur des échantillons de sang contaminé n.d.l.r.) a permis de diviser par dix la vitesse de réplication du VIH ».
Prudence toutefois. Il s’agit là de recherche fondamentale. Aucune application humaine n’a encore été entreprise, d’autres travaux devront confirmer ou infirmer cette découverte. Mais le temps presse. Chaque jour dans le monde 6 800 nouveaux cas d’ infection à VIH et plus de 5 700 décès sont enregistrés.
166 dépêche(s)
VIH-SIDA, la prévention par antirétroviral : une idée qui fait son chemin
VIH/SIDA : les Africaines toujours trop vulnérables
Antirétroviraux : l’essai français de prévention du VIH
VIH-SIDA : des traitements avec moins de séquelles
VIH/SIDA : l’Afrique subsaharienne toujours en souffrance
SIDA : un enjeu pour les présidentielles
VIH-SIDA : les idées reçues persistent
4 dossier(s)




