Tumeurs cérébrales : une recherche à grande vitesse
Une équipe de l’INSERM vient de mettre au point sur l’embryon de poulet, un nouveau modèle expérimental du glioblastome. Moins coûteux que la souris, l’embryon de poulet permet surtout d’observer en quelques jours la progression de tumeurs humaines.
Le glioblastome, c’est la plus mortelle des tumeurs cérébrales. Elle touche chaque année 2 400 Français. Elle affecte ce que les spécialistes appellent les astrocytes, des cellules en forme d’étoile -d’où leur nom- qui constituent une véritable passerelle entre les vaisseaux sanguins et les neurones. Elles assurent en fait la nutrition de ces derniers, gèrent les connections inter-neuronales et régulent les neurotransmetteurs. La tumeur en question évolue rapidement. En 2 à 3 mois et même après chirurgie, radiothérapie puis chimiothérapie, le pronostic reste sombre. La survie ne dépasse pas en effet un à deux ans.
"Depuis quelques années, rien n’a changé en termes de survie", déplore le Pr Andreas Bikfalvi de l’INSERM à Bordeaux. "Nous avons cruellement besoin de modèles, de systèmes pour étudier les processus de cancérisation en jeu et affiner nos traitements". Voilà pourquoi avec son équipe, il se réjouit de la mise au point d’un modèle du glioblastome chez l’embryon du poulet. "Il s’agit d’une alternative aux modèles animaux actuels. Elle présente l’avantage d’être à la fois plus rapide et moins coûteuse".
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