Interphone : l’étude qui ne répond pas
[mis à jour le 18 mai 2010 à 14h11]
L’étude Interphone dont les résultats étaient très attendus, vient de livrer des conclusions… qui n’en sont pas. Ses auteurs évoquent en effet une absence d’accroissement du risque de cancers pour les utilisateurs de portables, tout en précisant que les recherches devront être poursuivies… Tout ça pour ça !
Publiée dans l’International Journal of Epidemiology, cette étude attendue depuis des années portait sur plus de 6 500 patients atteints de tumeurs cérébrales dans 13 pays (Allemagne, Australie, Canada, Danemark, Finlande, France, Israël, Italie, Japon, Norvège, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Suède). Lancée en 2000 par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’OMS à Lyon, Interphone était le plus vaste projet de recherche sur le lien entre téléphones portables et survenue de tumeurs.
La déception est grande. « Les biais et les erreurs limitent la force des conclusions que l’on peut tirer de ces analyses et empêchent d’établir une interprétation causale », soulignent les auteurs. En clair, d’autres études devront être menées. De son côté la Food and Drug Administration américaine estime que l’étude Interphone « ne répond pas à la question des effets à long terme d’une exposition aux radiofréquences ».
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