Contre le virus A (H1N1), le fantasme d’un air pur…
Peut-on croire aux promesses des fabricants de purificateurs d’air, qui « surfent » actuellement sur la vague pandémique ? Si l’on en croit les spécialistes de la question, la réponse prend la forme d’un grand Non….
Le principe de ces appareils est simple : ils captent l’air ambiant avant de le purifier grâce à un filtre. D’ici à en faire une arme contre le virus A (H1N1), il y a un pas que ne franchit pas l’Agence française de Sécurité sanitaire de l’Environnement et du Travail (AFSSET).
Dans un avis rendu en juin 2009, elle est même très claire : « L’AFSSET ne recommande pas particulièrement l’installation dans les bâtiments, de systèmes autonomes de traitement de l’air, visant à diminuer ou à inactiver les virus dans l’air (filtration par filtres biocides ou électrostatiques, ionisation, rayonnement UV, plasma froid…) dont l’efficacité épuratoire n’a pas été démontrée dans les bâtiments ».
A la tête du laboratoire d’hygiène de la Ville de Paris, Fabien Squinazi en remet une couche. Les purificateurs d’air sont à ses yeux, « inutiles face à une maladie telle que la grippe. Les spores se propagent d’un individu à un autre en quelques secondes. Dans le cas d’un éternuement par exemple, un purificateur d’air n’a pas le temps de s’interposer. C’est pourquoi en pareilles circonstances, la meilleure prévention reste le port d’un masque ». Sans oublier que, grippe ou pas grippe, le meilleur moyen de changer l’air de son logement ou de son bureau est encore d’aérer en grand, quelques minutes par jour.
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