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20 mai 2012


Ces cancers pédiatriques qui ne repoussent pas la fumée…

[18 août 2008 - 11h48]

Un adulte sur cinq parmi ceux qui ont a survécu à un cancer de l’enfance, fume outre-Manche. Une nouvelle étude britannique pointe du doigt cette réalité d’autant plus préoccupante que ces anciens jeunes patients sont particulièrement exposés à des maladies cardiovasculaires, plus tard dans la vie.

L’équipe dirigée par le Pr Clare Frobisher de l’Université de Birmingham, s’est rapprochée de 10 000 anciens malades dont les dossiers sont archivés dans le Registre national des Tumeurs pédiatriques. Tous ont répondu à la question de savoir s’ils étaient fumeurs.

Vingt pour cent ont répondu par l’affirmative, et 29,8% ont fait savoir qu’à un moment donné ils avaient été des fumeurs réguliers. Autre enseignement, le type de tumeur auquel a été confronté le patient durant son enfance pèse sur son choix futur. « Celui qui a survécu à un cancer du système nerveux central ou un rétinoblastome est moins enclin à fumer » constatent en effet les auteurs. En revanche, c’est l’inverse pour les patients qui ont souffert de leucémie, d’une tumeur de Wilms -il s’agit d’un cancer du rein- ou d’un lymphome hodgkinien.

« La bonne nouvelle » concluent-ils, « c’est que la proportion de fumeurs parmi ceux qui ont survécu à un cancer de l’enfance est nettement inférieure à celle que l’on retrouve dans le reste de la population ». En France, un enfant sur 500 est confronté à un cancer avant l’âge de 20 ans. Et dans 8 cas sur 10, les petits malades guérissent.

Source : Journal of the National Cancer Institute, 2008 ; 100 :1068-1081

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