Près de 40% des cas de cancers du poumon dans le monde concernent des non-fumeurs. Selon une étude américaine, plus de 10% de ces tumeurs s’expliqueraient par des variations génétiques.
De récentes études avaient évoqué la possible influence de la génétique dans la survenue d’un cancer du poumon. Une équipe de la Mayo Clinic à Rochester, a comparé les séquences ADN de 754 non-fumeurs. Des « abstinents » au profil un peu particulier puisqu’en moyenne, ils avaient tout de même fumé : moins de 100 cigarettes au cours de leur vie.
Selon les auteurs, les variations génétiques observées chez certains patients nuiraient à l’expression du gène GPC5. Or l’expression de ce dernier serait deux fois plus faible chez les personnes souffrant d’un adénocarcinome (la forme de cancer du poumon la plus répandue). Il existerait donc un lien entre ces variations génétiques et la survenue d’une tumeur.
Bien d’autres facteurs, - autres que le tabagisme - peuvent intervenir dans l’apparition d’un cancer pulmonaire. Le tabagisme passif et l’exposition aux fumées de cuisson figurent en bonne place. Les résultats obtenus ici sont d’autant plus intéressants qu’ils ont été ajustés en fonction de ces facteurs secondaires, et des antécédents familiaux.
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