Cancer de la prostate : PSA or not PSA ?
Selon une étude menée sur plus de 2 000 hommes, le dosage de l’antigène prostatique spécifique (PSA) reste le meilleur outil pour dépister un cancer de la prostate. Mais aussi la meilleure mesure du risque de récidive après l’ablation de la prostate.
Le Dr Stephen Freedland et son équipe du Johns Hopkins’ Brady Urological Institute aux Etats-Unis, ont analysé le taux de PSA de 2 312 patients qui avaient subi une prostatectomie (ablation de la prostate n.d.l.r.) entre 1992 et 2004. Ceux dont le PSA était compris entre 10 et 19,9 nanogrammes par millilitre (ng/ml) présentaient un risque de cancer après chirurgie trois fois plus élevé que ceux dont le PSA se situait en-dessous de 10 ng/ml.
Le risque était jusqu’à cinq fois plus élevé pour les valeurs supérieures à 20 ng/ml. Selon l’auteur, "la mesure ponctuelle du PSA s’avère donc très utile pour évaluer le risque de cancer après chirurgie. Le PSA reste le meilleur marqueur tumoral disponible du cancer de la prostate". Un avis qui n’est pas partagé par l’ensemble de la communauté médicale. De nombreuses voix se sont récemment élevées contre le PSA, critiquant notamment son manque d’efficacité en tant qu’outil prédictif d’un cancer de la prostate. Débat à suivre...
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